Colère paysanne





Depuis quelques temps les Agriculteurs français expriment publiquement leur colère, les producteurs de lait de viande, de fruits et légumes de céréales, les viticulteurs, tous hurlent leur misère, la dégradation de leurs revenus.

 Photos de la manifestation paysanne à Avignon le16 octobre 2009.
Ces pommes invendues arrosées de lie de vin pendant que les enfant des villes sont privés de fruits ; quel gachis cette Europe !

Pendant ce temps, dans le commerce de revente, les prix de l'alimentaire flambent, de nombreuses familles ne peuvent plus acheter les fruits ou les laitages indispensables à une nourriture saine et équilibrée, le vin malgré la crise de la viticulture devient un produit de grand luxe.

La Droite au pouvoir, si elle reconnaît l'existence des problèmes continue de définir faussement leur cause comme provenant :

Elle laisse croire que des solutions peuvent venir par des subventions ou des diminutions de charges partielles et éphémères.


Malgré d'excellentes récoltes sur des sols de grande qualité, les cultures maraichères ont été abandonnées dans notre région à cause des coûts de main d'œuvre trop élevés et des prix pas assez rémunérateurs au profit des grandes cultres.
La pratique de grandes cultures demande du matériel coûteux et des structures foncières différentes  

   
   

Ne nous trompons pas !


Comme dans les autres secteurs de l'Économie, la crise financière est voulue par le Capitalisme, ce n'est en aucun cas une fatalité, elle permet de liquider des entreprises et des pans entiers de l'économie qui n'atteignent pas une rentabilité à 2 chiffres.

Il en va de même pour l'Agriculture, où comme ailleurs on laisserait entendre aux Agriculteurs que les salaires des travailleurs français sont trop hauts, que les couvertures sociales des salariés et des agriculteurs sont trop élevées.

C'est faux.


Depuis les années 70 les femmes ont pris toutes leur place dans les exploitations, tant pour la gestion que pour l'utilisation des nouvelles techniques.
Les exploitants du Sud Luberon croient encore à la vigne, malgré les préconisations d'arrachage de la Commission Européenne, ils n'hésitent pas à investir dans les technologies de pointe.  



Les travailleurs de notre pays (salariés, agriculteurs ou indépendants) ont au cours des années acquis de haute lutte des avantages sociaux qui leur permettent de couvrir les dépenses de santé, d'avoir des retraites, et bien d'autres avantages tels les congés payés pour les salariés.

Le social n'est pas un handicap, ce n'est une gêne que pour les Capitalistes qui préféreraient que l'argent destiné au social reste dans leur poches.

Les Agriculteurs en ont assez d'être obligés de quémander des subventions pour pouvoir non seulement boucler leur année, mais pour continuer à exercer dignement leur profession. Ces subventions sont un formidable moyen d'asservissement aux politiques réactionnaires que l'Europe veut mettre en place. La Commission Européenne qui est composée de membres nommés par les différents gouvernements ne pêche pas manque de connaissance du terrain comme la Droite le laisse entendre, bien au contraire, elle accomplit à la lettre près les directives capitalistes et anti sociales du traité de Maastricht, du Traité Constitutionnel Européen, du Traité de Lisbonne pour toujours plus asservir les travailleurs, pour supprimer les entités démocratiques territoriales qui sont une gêne au bon fonctionnement d'un Capitalisme toujours que plus avide.


La vigne et les céréales seront-t-ils les derniers remparts avant la désertification totale de notre région ?
Les Agriculteurs l'espèrent.
Que leur réserve Bruxelles ?

Le véritable et le seul ennemi de l'Agriculture, c'est bien le Capitalisme qui s'extériorise dans la grande distribution et dans les firmes de l'agro alimentaire, qui sous le prétexte de la concurrence libre et non faussée anéantissent les attentes des agricultures en achetant les produits à des niveaux tellement bas qu'ils sont une insulte au travail des agriculteurs ; ce sont aussi les groupes internationaux de la phyto-pharmacie qui, eux, sous prétexte de profits éhontés maintiennent par leur contrainte et leur main mise une agriculture productiviste et polluante ; c'est aussi un financement de l'Agriculture par des banques qui ont perdu tout caractère mutualiste et qui exploitent elles aussi honteusement le travail des producteurs en donnant la préférence à ceux qui sont déjà nantis en rejetant le financement pour ceux qui ont des difficultés.


Le Parti Communiste Français est conscient de ces problèmes dramatiques, il connaît les effets néfastes de l'exploitation du Capitalisme sur le travail des Paysans, il est à leur côté dans leur lutte.

Le PCF propose :

la construction d'une Europe Sociale et Démocratique,

l'ajustement par le haut des conditions sociales des travailleurs des autres pays,

le contrôle des bénéfices de la grande distribution et des firmes produisant les fournitures,

le contrôle comme pour les autres secteurs économiques du crédit bancaire,

le contrôle par les États de la Banque Centrale Européenne,

il veut favoriser les circuits courts pour l'alimentaire, supprimer la commercialisation coûteuse principalement en énergie de produit hors saison provenant soit de pays lointains, soit issus de coûteuse conservation en frigo.

Lire le programme agricole du PCF (cliquer sur le lien)

 


Décidément, il est urgent de se débarraser du Capitalisme !


 

La chance des Agriculteurs

 

 

Avec ce qu’il convient d’appeler « l’affaire des subventions à rembourser », les Agriculteurs Français se sont aperçus qu’ils ont beaucoup de chance, car ils ont un ministre qui tient un langage de vérité. C’est très rare, mais ça arrive… !

 

M. le Ministre n’a pas hésité en effet à leur faire comprendre clairement plusieurs choses :

 

1.Les méventes estivales des fruits et légumes qui perdurent depuis des années ne sont pas le fait de fatalité (climatique ou autres), mais sont le fait de la grande distribution qui refuse de payer plus aux producteurs, tout en continuant d’augmenter les prix pour les consommateurs et cela pour le plus profit des dividendes des actionnaires.

2.Au nom de la « concurrence libre et non faussée », les travailleurs des pays aux conditions sociales les plus désastreuses (salaire, couverture sociale, conditions de travail) continueront d’exporter leur misère économique et sociale, ce qui tirera encore et toujours les prix des denrées agricoles vers le bas.

3.M. le Ministre représentant d’un gouvernement de la Droite la plus abjecte que nous ayons vu depuis des années, a montré qu’il n’était pas là pour soutenir le travail et la rémunération des Agriculteurs Français, mais pour défendre  la « concurrence libre et non faussée », qui est un pilier de l’Europe capitaliste que tous les gouvernements Européens vendus aux puissances de l’argent, qu’ils soient de Droite ou Social-Démocrate, veulent mettre en place et cela contre l’avis des peuples : rappelons-nous les dénégations des référendums, Français, Néerlandais et Irlandais.

4.M. le Ministre a donc choisi clairement son camp,et mieux, il l’a affirmé : celui de la BCE et des actionnaires de la grande distribution et cela contre l’intérêt des Agriculteurs.

 

 Articles de la Terre

Le Président des riches se moque des paysans

Patrick Le Hyaric | 14 juin 2011 at 13 01 28 06286 | Catégories : Agriculture, Elevage, Europe, France, La Terre, Nicolas Sarkozy, Patrick Le Hyaric, Revenus agricoles, Sécheresse | URL : http://wp.me/pAgrH-1jz

En fait, M Sarkozy n’a que faire des agriculteurs victimes de la sécheresse. De nombreux observateurs et journaux ont d’ailleurs noté qu’il s’était déplacé la semaine dernière en Charente uniquement pour améliorer sa propre image présidentielle et de candidat à sa propre succession.

Quelle honte !! Quel scandale, quand les agriculteurs souffrent si durement, de crise économique en crise économique, quand cette terrible sécheresse sur les pâturages oblige les éleveurs à vendre des animaux, ceux qui avaient semé des céréales, du maïs à se résigner à ne pas les voir pousser et se développer, quand les recettes de leurs productions futures sont  en péril, quand ils sont obligés de décapitaliser c'est-à-dire perdre leurs moyens de production.

Le chef de l’Etat s’est déplacé pour tenter de faire croire qu’il venait en aide aux agriculteurs. Comme toujours on annonce des chiffres à la radio et à la télévision, faisant croire que les paysans touchent une grosse enveloppe. En fait, il ne leur a même pas lâché quelques miettes tant les sommes annoncées sont ridicules.

Concernant les plans de remboursement des prêts, qui seraient suspendus pendant une année. Certes, l’annonce correspond à une demande urgente. Mais c’est continuer de faire vivre un système qui de dettes en dettes, de prêts en prêts, asphyxie les paysans quand les banques se gavent avec les intérêts. D’ailleurs le Président prend bien garde de préciser qu’il ne s’agit pas de décaler d’un an le remboursement « de tous les prêts de l'agriculture française. Il faut être sérieux » dit-il. C’est que, selon lui, les banques sont tout de même plus importantes que ceux qui nous nourrissent. Ces banques, pour lesquelles M. Sarkozy n’a jamais hésité à débourser milliards et milliards. Ce sont elles qui aujourd’hui étranglent paysans, artisans, petits entrepreneurs, retraités et les consommateurs.

M. Sarkozy a argué du fait qu’il ne pourrait pas accorder de subventions directes parce que celles-ci pourraient être contestées par les autorités de Bruxelles. Faut-il avoir le cœur froid si pour invoquer une telle raison alors qu’il ne l’a jamais invoquée quand il s’était agi de sauver le secteur automobile ou les banques ? D’ailleurs il est indispensable d’en finir avec cette absurdité qui interdit de mobiliser des aides européennes.

Quant aux annonces concernant le Fonds national de garantie des calamités agricoles, le sommet du ridicule est atteint en ne le dotant que de 200 millions d’euros.

Ces discours vides et ces annonces aussi creuses que tapageuses ne permettent pas aux agriculteurs de faire face, d’acheter du fourrage lorsqu’ils en ont besoin, de semer des cultures intermédiaires sur des pâturages, d’empêcher la décapitalisation de leurs exploitations agricoles alors qu’au même moment, ce gouvernement s’apprête à faire un cadeau de près de 2 milliards d’euros de réduction aux plus riches sous couvert de la réforme de l’Impôt sur les grandes fortunes.

Les organisations professionnelles agricoles et les syndicats qui appellent à la mobilisation pour disposer des moyens de faire face aux échéances et pour éviter les décapitalisations mènent un combat d’intérêt général. Il s’agit  de l’avenir de l’agriculture, de l’emploi, de la vie des territoires. Face aux sécheresses, dont on sait qu’elles risquent d’être de plus en plus fréquentes, il devient indispensable de réfléchir à un plan national et européen pour obtenir la sécurité hydraulique. Il ne peut pas s’agir uniquement, comme le fait Nicolas Sarkozy d’ « encourager » la création de réservoir d’eau pour « dans cinq ans ».  Le fait qu’il n’ait pas daigné chiffrer le plan qu’il prévoit en dit long sur sa volonté de le voir mis en œuvre. Au-delà, des réflexions sont engagées pour un système de production plus économe en eau mais cela ne pourra se faire qu’avec le soutien de l’Etat et des autorités européennes. Mais vite !

 

Pour une aide européenne d'urgence aux agriculteurs

Patrick Le Hyaric | 16 juin 2011 at 18 06 10 06106 | Catégories : Agriculture, Commission européenne, Elevage, France, GUE / NGL, Parlement européen, Patrick Le Hyaric, Sécheresse, Union Européenne | URL : http://wp.me/pAgrH-1jJ

De crise économique en crise économique, les agriculteurs déjà trop durement frappés doivent aujourd'hui affronter les problèmes liés la contamination de denrées alimentaires par la bactérie E-coli et cette terrible sécheresse qui sévit en France. Face à cette situation d'urgence, j'ai interpelé l'Union européenne en déposant une question écrite à la Commission. Voici le texte de cette question :

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Des jeunes agriculteurs français font face aux problèmes liés à la bactérie E-coli, qui a fait chuter les cours sur les marchés des fruits et légumes. D’autres sont victimes de la sécheresse dont l'impact sur l'agriculture est notable et oblige de nombreux éleveurs à conduire les bêtes à l'abattoir en raison d'un manque de fourrage. Les éleveurs sont obligés de faire des emprunts pour nourrir leurs élevages.

Les jeunes agriculteurs sont encore plus fragilisés : ils n'exercent que depuis peu et ont fait des investissements énormes pour exercer leur activité. Bien que les agriculteurs aient la volonté d'améliorer leur mode de production, il leur sera impossible de recourir aux emprunts bancaires au vu de leur situation précaire.

1) La Commission est-elle au courant de la situation précaire des jeunes agriculteurs ?

2) Quelles sont les aides urgentes que la Commission peut verser aux petites et moyennes exploitations agricoles pour faire face tant à la situation de sécheresse en France qu’aux conséquences de l'affaire de la bactérie E-coli ?

3) Quelles dispositions spécifiques la Commission compte-t-elle prendre à l’égard des jeunes agriculteurs pour assurer la pérennité de leurs exploitations agricoles ?

4) La Commission européenne a-t-elle reçu des demandes d'aide de la part des autorités françaises pour la construction de bassins dits collinaires ? Existe-t-il des études de la Commission européenne concernant la construction de bassins collinaires, barrages, retenues d'eau permettant de redistribuer l'eau tombée pendant l'hiver ?

5) La Commission a-t-elle préparé une étude concernant les retenues d'eau qui permettraient en outre de limiter les inondations tout en préservant la biodiversité des cours d'eau ? Existe-t-il des études d'impact environnemental sur ces projets ? Si oui, quelles en ont été les conclusions ?
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Se mêler de la réforme de la PAC

par Patrick Le Hyaric

Le Commissaire européen à l’agriculture a présenté la semaine dernière les propositions législatives pour la réforme de la Politique agricole commune. Ainsi nous entrons dans une nouvelle phase de discussions qui va durer de nombreux mois, jusqu’à l’année 2013 au moins, pour élaborer  une politique européenne qui s’appliquera pour les années 2014 à 2020.

Cette fois, la réforme fera l’objet d’une procédure de codécision entre la Commission européenne, le Conseil européen (composé des ministres de l’agriculture de tous les pays) et le Parlement européen. Cela peut donner un levier supplémentaire aux organisations syndicales, associations, aux élus locaux et nationaux pour interpeller les députés européens, le Conseil et la Commission.

Les documents rendus publics pèsent à peu près un kilo et rentrent dans une multiplicité de détails techniques sur lesquels il faudra être très attentif. Venons-en aux orientations générales. Certes, le Commissaire européen est moins brutal que son prédécesseur, énumère convenablement les défis à venir pour la planète, des enjeux alimentaires à ceux de l’environnement. Mais, à aucun moment, les choix européens ne se donnent les moyens de faire respecter un droit humain universel et fondamental : le droit à l’alimentation. Certes, des inflexions sont apportées dans les mots. Comme ceux concernant des aides directes plus ciblées vers les zones défavorisées, l’aide à la diversification des cultures, au pâturage permanent, un certain plafonnement des aides ou ce qui est appel é « l’agriculture de la connaissance », avec l’augmentation des moyens financiers pour la recherche et l’innovation. Encore qu’il ne soit jamais dit s’il s’agit d’aider plus la recherche publique ou privée. De même est avancé le projet de simplification de la PAC pour éliminer une part de la bureaucratie que subissent les agriculteurs.

Fondamentalement, les propositions législatives présentées ne constituent pas une réorientation des choix précédents. Au contraire, elles s’inscrivent dans le prolongement de la très négative réforme de 2003 qui s’était préparée dans le cadre du cycle de discussions de l’Organisation mondiale du commerce pour une « libéralisation plus grande des échanges internationaux ». Ce cycle n’est d’ailleurs pas terminé. Et les forces de l’argent et de l’agro-business poussent pour accélérer ses conclusions négatives. Lors de la précédente réforme, l’Union européenne avait  anticipé des décisions de l’OMC en abaissant les prix à la production, tout en abandonnant tous les outils de gestion des marchés et en couplant les aides à la surface. Cette fois, les projets de modification de la PAC ont lieu en même temps qu’un débat sur la pérennité des volumes du budget européen. Il n’y a donc pour l’instant aucune certitude, aucune assurance donnée sur les moyens du budget européen, en cette période d’austérité pour les peuples.

Ainsi, l’une des questions principales reste celle du « libre échangisme intégral » et « du marché ouvert, où la concurrence est libre », qui écrase ici et ailleurs les petits et moyens agriculteurs, détruit les fermes et l’emploi, promeut une agriculture intensive de type industriel. Rien ne sert donc de faire semblant de soutenir une agriculture dite « plus verte » tant qu’on importera du soja et du manioc, produits à la place de grandes forêts tropicales pour développer en Europe des usines à lait et à viande, contre nos producteurs de lait et de fromage et l’élevage du Massif Central, sans parler des pollutions générées par le transport de ces produits par avion ou bateau.

Tant que les choix politiques agricoles seront insérés dans cet ultralibéralisme, on ne peut espérer de changements tangibles pour les paysans-travailleurs et nos campagnes.

Ainsi, la Commission ne propose pas de s’attaquer à la question principale de la rémunération du travail par des prix. Elle envisage simplement un « filet de sécurité au revenu » et une « clause de perturbation des marchés ». Cela pourrait être mieux que rien. Mais cela ne changera rien. Face à cette volatilité extrême des prix à la production, due à la spéculation, il n’est proposé ni  système de régulation, à partir de la production, ni instrument de stabilisation des marchés. Or la Commission propose d’accepter cette volatilité en demandant aux agriculteurs de souscrire une assurance. Ces mêmes assurances qui  sont en partie responsables de la spéculation sur les produits agricoles. Ce serait donc aux agriculteurs d’alimenter ces rapaces de la finance et de payer avec les contribuables les dégâts causés par l’ultralibéralisme.

Les quotas sucriers comme les quotas laitiers sont définitivement abandonnés et les droits de plantation des vignes supprimés. Ainsi, aucun mécanisme de maîtrise ou d’orientation des productions n’est envisagé pour obtenir des prix rémunérateurs et stables. Quant aux aides directes, elles continuent d’avoir un défaut majeur : celui d’un paiement à la surface et non une aide soutenant le travail, c’est-à-dire un paiement par actif travaillant sur les exploitations. De même, aucune indication nette et efficace n’est mise en débat pour une meilleure répartition de la valeur ajoutée dans la chaîne de production et de valorisation alimentaire. Pourtant l’une des causes principales de la baisse des revenus paysans est bien le pillage du travail par les secteurs économiques d’am ont et d’aval de la production agricole.

Le projet de plafonnement des aides est positif. Mais le montant doit être abaissé pour soutenir réellement les petits et moyens exploitants. L’aide aux rotations obligatoires pour la diversification des cultures et l’aide aux prairies permanentes est intéressante. Par contre aucune proposition nouvelle n’est avancée pour lancer en Europe un grand plan protéines, pourtant indispensable pour notre souveraineté alimentaire, la valorisation des territoires et l’environnement et les équilibres économiques.

On le voit, toutes celles et ceux qui agissent pour la souveraineté alimentaire, une rémunération convenable du travail paysan, la défense de l’emploi agricole, agro-alimentaire et rural, la valorisation de tous les territoires, doivent s’emparer de ce débat, s’engager pour influencer la nature des propositions pour une réforme progressiste de la PAC, favorable au travail et à la vie rurale.

Des idées nouvelles émergent en ce moment, dont certaines que nous défendons ici depuis des décennies pour peser sur le cours des choses. Mettons-les plus largement en débat. C’est du droit fondamental à l’alimentation pour toutes et tous, c’est de la sécurité alimentaire dont il s’agit.

Patrick Le Hyaric | 18 octobre 2011 at 10 10 18 101810 | Catégories : Agriculture, Dacian Ciolos, Droit à l'alimentation, Droits Humains, ECOLOGIE, Emploi, La Terre, PAC, Patrick Le Hyaric, Revenus agricoles, Sécurité alimentaire, Spéculation, Union Européenne | URL : http://wp.me/pAgrH-1ry