NOS COMMENTAIRES SUR LE 2eme TOUR DES RÉGIONALES

 

 

Le deuxième tour des élections régionales confirme la défaite de la droite présidentielle.

La droite et Nicolas Sarkozy sont au pied du mur : Ils doivent abandonner purement et simplement tous leurs projets régressifs à commencer par celui mettant en cause la retraite à soixante ans.

Les listes de la gauche rassemblée et des écologistes remportent une belle victoire : 21 régions dont la Guadeloupe sont gagnées. Le Front de gauche compte nombre d’élu-e-s qui dès demain devront s'employer sans compter au service de l'intérêt général et je remercie une fois encore les électrices et électeurs et les militantes et les militants, avec ou sans carte, qui se sont dépensés sans compter pendant toute la campagne et pour faire fructifier, cette semaine encore, les résultats de dimanche dernier. Elles et ils méritent d'être salués.

Le Front de Gauche a incontestablement contribué à ce résultat. Il constitue aujourd’hui sans conteste une des trois forces qui, ensembles, ont permis le succès.

Pour autant 3 points minimisent cette réussite :

  • Le PS  une fois encore, n'a pas joué le jeu en refusant le rassemblement au niveau de La Réunion et, par conséquent, cette région bascule à droite, en dépit du total des voix exprimées à Gauche.

  • Le résultat du Front National est inquiétant même s'il est d'abord la conséquence du travail de son meilleur agent électoral, le ministre Besson. Le PCF exige à nouveau la suppression du ministère de l'identité nationale. Ce résultat de l'extrême droite rend plus nécessaire que jamais la construction d'une véritable politique sociale et solidaire sans laquelle sa propagande haineuse continuera de tromper une partie de l'électorat.

  • L'abstention reste forte. Pour une part, elle est le fruit du désaveu de l'électorat traditionnel de la droite à l'égard des ribambelles de ministres-candidats et des irruptions continuelles du Président en tout domaine sans que ses interventions ne soient suivies de la moindre concrétisation positive pour le monde du travail et pour le pays. Mais, plus fondamentalement, cette abstention massive est le signe du discrédit durable des discours politiques dominants jugés inefficaces ; la traduction d'un manque d'alternative crédible à la politique impitoyable de ceux qui dominent. Les femmes et les hommes qui s'abstiennent et ou ne s'inscrivent pas sur les listes électorales – notamment dans les quartiers populaires – ne le font pas par indifférence. Elles et ils se sont constitués peu à peu des raisons de ne pas aller voter. C'est un défi que la gauche se doit de relever. Rétablir la confiance appelle des actes politiques et des choix budgétaires qui permettent de redonner confiance dans l'intervention publique.

Cette victoire, avec ses insuffisances, donne ainsi et avant tout, de grandes responsabilités à celles et ceux qui demain vont animer les politiques régionales.

Il s'agit tout à la fois de développer des politiques utiles à nos concitoyen-ne-s et de leur redonner espoir dans une gauche de combat capable de donner à voir des politiques différentes des logiques dominantes appliquées depuis des années à la tête du pays. Les succès futurs de la gauche dépendent pour une large part de cette démonstration.

Nous devons être aux côtés de celles et ceux qui luttent, au quotidien.

Dès demain, mardi 23 mars, nous manifesterons à Marseille (covoiturage au départ de la Place Garcin à Pertuis à 8h30) avec les salariés du privé et du public qui seront dans la rue, unis syndicalement autour d’exigences fortes sur les retraites, les salaires, l'emploi, les conditions de travail et le Service Public.

Nous serons aux côtés des salarié-e-s de La Poste, des crèches, des hospitaliers, des lycéens, étudiants et enseignants, aux côtés des demandeurs d'emploi, aux côtés des associations de locataires et du droit au logement contre les expulsions, solidaires des maires qui ont pris des arrêtés anti-expulsions, des artisans, commerçants et petits entrepreneurs, ...

Nous allons contribuer à construire des politiques régionales qui répondent aux aspirations et aux exigences qui ont marqué la campagne : Des politiques qui sollicitent l'intervention des citoyennes et des citoyens dans l'élaboration des choix des politiques qui permettent de combattre les discriminations sociales et territoriales ; des politiques qui construisent des actions publiques en faveur de droits nouveaux pour les citoyens, les salariés, les usagers ; en faveur de l’égalité Hommes/Femmes et respectueuses de la diversité des politiques qui contribuent à la satisfaction des besoins en matière d'emploi, de transport, de santé, de logement, de culture...

Nous voulons que la victoire de la gauche dans les régions permette une véritable coordination de leur action contre la politique de ce pouvoir et de Nicolas Sarkozy, notamment en matière de réduction de l'intervention publique et de casse du service public.

 

Carole CHAVE,

Secrétaire générale du PCF Sud Luberon

06 82 20 13 50 /